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Notes d'allocution à l'intention de l'honorable Lawrence Cannon, ministre des Transports, de l'Infrastructure et des Collectivités Conférence de l'association québécoise du transport et des routes

Montréal (Québec)
Le 3 avril 2007

La version prononcée fait foi

Chers amis,

Je suis heureux de pouvoir participer à ce 42e congrès annuel de l'Association québécoise du transport et des routes et je vous remercie de votre invitation.

Le thème de cette rencontre -- Défi transport durable – me touche aussi de près puisqu'il m'invite d'abord à préciser les intentions du nouveau gouvernement du Canada dans ce domaine; mais il me rappelle aussi mon expérience comme conseiller municipal et ma présidence de la Société de transports de l'Outaouais.

La perspective n'est pas exactement la même du point de vue municipal ou du point de vue fédéral – mais l'objectif est le même en ce qui me concerne : le développement de systèmes de transport en commun plus efficaces, plus accessibles et plus écologiques.

Je note d'emblée que notre stratégie d'appui au transport durable s'inscrit dans le cadre plus large de nos programmes d'infrastructure, dont je voudrais d'abord vous tracer les grandes lignes.

À l'annonce du budget fédéral, le 19 mars dernier, on a pu constater l'importance des sommes accordées aux infrastructures et de la priorité que leur accorde le nouveau gouvernement du Canada.

Ce budget prévoit en effet un investissement historique de plus de 16 milliards de dollars sur 7 ans pour un nouveau plan d'infrastructure à long terme.

Si on inclut le financement du budget de 2006, au total c'est donc 33 milliards de dollars qui seront investis en infrastructure au cours des sept prochaines années, cela représente environ 1,000 pour chaque Canadien.

Nous sommes présentement en train de terminer la refonte de nos programmes d'infrastructure pour gérer ces investissements massifs de la façon la plus efficace possible et pour nous adapter à certaines nouvelles réalités.

Cette nouvelle approche répond aux commentaires reçus lors de consultations exhaustives faites au courant de l'été dernier, auprès des provinces, des territoires, des municipalités, et de nombreux autres intervenants.

On nous a souvent rappelé en particulier, au cours de ces consultations, les difficultés que le financement à court terme peut entraîner dans la planification de l'infrastructure des villes et des municipalités.

C'est pourquoi notre budget prévoit un financement flexible, à long terme et prévisible.

Je vous rappelle par exemple quelques-uns de nos engagements en faveur de nos villes et nos municipalités :

  • 8 milliards de dollars de nouvel argent pour prolonger le Fonds de la taxe sur l'essence jusqu'en 2014, ce qui facilitera grandement la planification municipale en matière d'infrastructures ;

  • 1,3 milliard de dollars pour un nouveau fonds national pour les partenariats publics-privés, et 10 millions de dollars pour un nouveau bureau fédéral des PPP ; et

  • 8,8 milliards de dollars sur sept ans pour le nouveau Fonds Chantiers Canada, qui nous permettra d'appuyer des projets tels que le traitement des eaux usées, les autoroutes, le transport en commun ainsi que des infrastructures culturelles et récréatives.

Nous avons aussi prolongé le rabais de 100% sur la TPS.

Vous avez sans doute été encouragés plus particulièrement de notre décision de maintenir le Fonds pour le Transport en commun, ainsi que la Fiducie d'investissement pour le transport en commun, qui permettent déjà aux collectivités de recevoir un financement utile pour le transport en commun.

Je signale aussi notre appui considérable aux autoroutes, dont :

  • 2,1 milliards pour un tout nouveau fonds liés aux portes d'entrée et aux passages frontaliers ; et

  • 325 millions de dollars chaque année, soit 25 millions de dollars à chacune des provinces et chacun des territoires pour l'amélioration des routes, les portes d'entrée et autres installations de transport.

Nous avons aussi pris conscience, comme société, de nouveaux dangers qui nous imposent de nouvelles responsabilités.

La plus évidente et la plus urgente de ces nouvelles réalités nous est imposée par la dégradation de notre environnement.

Comme vous le savez, le transport est l'une des sources les plus importantes de pollution de l'air et d'émissions de gaz à effet de serre au Canada.

Ces impacts environnementaux se transforment en coûts sociaux et économiques réels, et ont un impact sur la santé et la qualité de vie des Canadiens.

Et les pressions augmentent.

La croissance du commerce et le recours toujours dominant aux modes de livraison « juste à temps » dans le secteur du transport de marchandises donnent également lieu à d'importantes augmentations d'activité.

Dans l'ensemble, le transport de marchandises devrait augmenter dans une proportion remarquable de 60 pour cent entre 1990 et 2020; la croissance la plus forte se manifestant dans les secteurs de l'aviation et du camionnage.

Les polluants atmosphériques majeurs attribuables aux transports – comme le monoxyde de carbone, les oxydes d'azote et les composés organiques volatils – sont donc en hausse et contribuent à la formation de quantités de plus en plus grandes de smog.

Le transport est également la plus importante source unique d'émissions de gaz à effet de serre au Canada.

C'est précisément parce que nous sommes une partie déterminante du problème que nous sommes résolus à contribuer significativement à sa solution.

Nous avons par exemple consacré plus de 115 millions de dollars à une nouvelle stratégie appelée écoTransports pour inciter les Canadiens et les Canadiennes à faire des choix écologiques et durables en matière de transport.

Nous avons aussi consenti un investissement de 16,5 millions de dollars à des initiatives novatrices prises dans le cadre du Programme de démonstration en transport urbain (PDTU) mené à Gatineau, Montréal et Québec.

Cette mesure permettra de rendre le transport en commun plus efficace au plan énergétique et plus attrayant pour les usagers.

Je rappelle par ailleurs que le nouveau gouvernement du Canada s'est engagé à protéger les familles et les collectivités canadiennes en offrant une aide directe aux exploitants de systèmes de transport ferroviaire voyageurs et de transport en commun urbain dans le cadre du programme Sûreté-Transit pour qu'ils puissent renforcer leurs mesures de sûreté.

Et je suis heureux d'annoncer aujourd'hui que, dans le cadre de la deuxième tranche de financement du programme, nous verserons jusqu'à 2 millions de dollars à 16 exploitants au pays pour les aider à réaliser des évaluations des risques et à élaborer des plans de sûreté exhaustifs.

Un de ces exploitants, la Société de transports de Laval recevra jusqu'à 187 500 $.

Je tiens d'ailleurs à saluer M. André Boileau, vice-président du Comité exécutif et maire suppléant ainsi que M. Jean-Jacques Beldié, conseiller municipal et président de la Société de Transport de Laval et M. Pierre Giard, directeur général de la Société de Transport de Laval, qui sont avec nous aujourd'hui.

J'aurai bientôt l'occasion d'annoncer la prochaine tranche de financement de ce programme, qui a fait ses preuves en peu de temps.

Comme vous pouvez le constater, notre gouvernement est bien déterminé à contribuer massivement à l'amélioration de nos infrastructures et au développement du transport en commun.

Mais on aurait tort de considérer ces initiatives strictement comme des investissements dans le béton ou l'acier, dans des véhicules et des routes.

Notre gouvernement s'est engagé, auprès des Québécois et Québécoises, à pratiquer un nouveau fédéralisme d'ouverture et à rétablir l'équilibre fiscal au sein de la fédération canadienne.

Il va de soi que les efforts considérables que nous déployons dans le domaine des infrastructures constituent une contribution majeure à l'établissement d'un meilleur équilibre entre les partenaires de la fédération.

Et, comme votre association le fait avec distinction depuis maintenant 42 ans, le nouveau gouvernement du Canada est déterminé non seulement à bâtir un meilleur Canada mais aussi à donner à tous les Canadiens et Canadiennes une meilleure qualité de vie.

Merci.