Ottawa (Ontario)
Le 9 mai 2006
La version prononcée fait foi
Monsieur le Président, je suis heureux de prendre la parole aujourd'hui pour appuyer sans réserve ce budget.
Il en a fallu du temps pour en arriver à la présentation de ce budget, Monsieur le Président.
Comme l'a déjà dit Thomas Edison, certaines personnes laissent parfois passer une occasion « parce qu'elle est habillée dans des combinaisons et ressemble au travail
».
Eh bien, Monsieur de Président, notre gouvernement a travaillé fort pour être en mesure de proposer ce budget.
Et nous travaillerons encore plus fort pour le mettre en oeuvre.
Monsieur le Président, je suis en politique depuis bien longtemps. J'ai de l'expérience sur la scène municipale et provinciale, et maintenant sur la scène fédérale. Et depuis que le Premier ministre m'a confié ce portefeuille, j'ai eu la chance de rencontrer des Canadiens de partout au pays.
Il y a une chose dont j'entends parler sans cesse et qui reste gravée dans mon esprit après avoir rencontré des gens du Pacifique à l'Atlantique, c'est que ces personnes veulent que leur gouvernement défende leurs priorités et réalise de grandes choses de façon claire et ciblée.
Et c'est exactement ce que fait ce budget, Monsieur le Président.
Le budget fait état de cinq priorités - les mêmes priorités sur lesquelles nous avons fait campagne l'hiver dernier; les mêmes priorités pour lesquelles nous aurons des comptes à rendre aux Canadiens. Voici ces cinq priorités :
Monsieur le Président, voilà les cinq priorités du programme global d'action du gouvernement. Le ministre des Finances a également présenté des mesures qui vont nous permettre d'améliorer la compétitivité de l'économie canadienne sur les marchés mondiaux et d'appuyer une meilleure qualité de vie pour ce que les Canadiens appellent leur demeure, soit les collectivités.
Un pays dont l'économie est florissante est outillé pour agir sur des priorités comme celles que je viens de vous décrire.
Notre compétitivité et notre qualité de vie sont intimement liées à notre façon d'intégrer un grand nombre de facteurs. Lorsque le Premier ministre m'a confié la responsabilité des transports, de l'infrastructure et des collectivités, il a créé un portefeuille puissant, avec une variété d'outils pour surmonter des défis reliés les uns aux autres.
De façon très concrète, l'intégration ces trois composantes rend compte de notre approche relativement à des questions importantes et nous fournit un meilleur cadre pour mettre en place le genre de politiques dont nous aurons besoin pour faire évoluer ce pays.
Et ce budget nous guide dans cette voie.
Au cours des quatre prochaines années, le gouvernement va fournir un appui sans précédent à des initiatives visant à améliorer notre infrastructure et notre réseau de transport. Par ailleurs, Monsieur le Président, le budget prévoit le renouvellement d'accords fédéraux sur l'infrastructure et sur le financement de nouvelles initiatives dans ce domaine.
Les initiatives comprennent, notamment, un nouveau fonds permanent pour l'infrastructure routière et frontalière qui, au cours des cinq prochaines années, va consacrer 2,4 milliards de dollars à ce chapitre.
Ce nouveau fonds va remplacer peu à peu le Fonds sur l'infrastructure frontalière. Aussi avons-nous ajouté 400 millions aux 2 milliards de dollars déjà prévus dans notre programme électoral l'hiver dernier.
Le nouveau Fonds pour l'infrastructure routière et frontalière va non seulement servir au financement des routes principales du réseau routier national, mais aussi à des améliorations aux postes frontaliers entre le Canada et les États-Unis.
Permettez-moi, Monsieur le Président, de souligner certains des autres investissements clés prévus dans ce budget :
Nous reconnaissons l'importance des transports en commun pour décongestionner le milieu urbain, réduire les émissions de dioxyde de carbone et autres émissions, et faire de nos collectivités un milieu où il fait bon vivre.
Dans le budget, nous avons augmenté la cadence des investissements dans les transports en commun, notamment 400 millions de dollars sous la forme d'ententes avec les provinces et les territoires. Neuf ententes ont été signées, ce qui signifie que les administrations disposent déjà de ces fonds.
Cependant, les quatre autres administrations ne seront pas perdantes, car le budget confirme que les provinces et territoires qui n'ont pas signé d'ententes avant la fin de 2005-2006 recevront leurs fonds en 2006-2007.
D'autre part, le gouvernement du Canada prévoit un paiement unique de 900 millions de dollars pour les provinces et les territoires, qui sera versé dans une fiducie en main tierce, sous réserve de la disponibilité des fonds dans l'excédent prévu de plus de 2 milliards de dollars de 2005-2006.
La fiducie pour l'infrastructure du transport en commun va favoriser des investissements dans ce secteur, notamment les transports urbains rapides, les autobus urbains, les systèmes de transport intelligents et autres, comme les voies réservées aux véhicules à occupation multiple et aux bicyclettes.
Ce budget appuie ces investissements dans les transports en commun avec 370 millions de dollars pour des crédits d'impôt pour l'achat de laissez-passer mensuels.
Nous investissons de façon importante dans les transports en commun et nous offrons aux Canadiens des incitatifs financiers directs pour qu'ils délaissent leur voiture.
Aucun autre gouvernement n'en n'a fait autant pour encourager l'utilisation des transports en commun.
Monsieur le Président, je tiens à souligner le maintien des fonds provenant de la taxe fédérale sur l'essence dans le cadre du nouveau pacte pour les villes et les collectivités. Les honorables députés se rappelleront que lorsque cette initiative aura été pleinement mise en œuvre en 2009-2010, elle aura permis le transfert d'un montant équivalant à un maximum de cinq cents par litre du montant de la taxe sur l'essence, soit 2 milliards de dollars.
En tout, l'aide fédérale au titre de l'infrastructure provinciale, territoriale et municipale va atteindre 16,5 milliards de dollars au cours des quatre prochaines années, ce qui représente un investissement considérable dans le secteur des transports et de l'infrastructure, Monsieur le Président.
Dans tout budget, Monsieur de Président, il est parfois facile de s'y perdre dans les chiffres. Nous parlons de milliards et de millions de dollars. Mais il est toujours important de garder à l'esprit que nous sommes au service de la population.
Comme président de la Société de transport de l'Outaouais, j'ai pu mesurer l'importance du transport en commun dans une collectivité en pleine croissance, mais aussi l'urgence d'en assurer le financement de façon durable et prévisible.
Pour beaucoup de monde, se rendre au travail ou ailleurs, puis revenir à la maison est une préoccupation quotidienne et constitue une partie importante du budget personnel. On a par exemple calculé en 2003 qu'un ménage canadien typique consacrait en moyenne 8 353 $ aux transports, ce qui est moins que pour se loger, mais plus que pour se nourrir.
Je suis fier de préciser que le crédit d'impôt fédéral pour couvrir le coût du laissez-passer mensuel, qui s'appliquera aussi aux enfants à charge, permettra à l'usager moyen d'économiser 153 $ par année.
Mais s'il est vrai que les gens veulent économiser pour se déplacer d'un endroit à l'autre, ils veulent aussi le faire en toute sécurité.
Monsieur le Président, il est impossible, dans notre société d'aujourd'hui, de dissocier les transports et la sûreté. Le budget prévoit des investissements d'environ 303 millions de dollars dans des mesures qui vont rehausser la sûreté des personnes et des marchandises.
Ainsi, 133 millions de dollars sont prévus pour appuyer les activités de l'Administration canadienne de la sûreté du transport aérien et 95 millions de dollars, pour de nouvelles mesures visant à améliorer la sûreté des services ferroviaires voyageurs et des transports en commun. Il prévoit aussi 26 millions de dollars sur deux ans pour l'élaboration et la mise à l'essai de mesures destinées à accroître la sûreté du fret aérien à toutes les étapes de la chaîne d'approvisionnement, ainsi que pour l'évaluation de technologies de détection.
Il s'agit de chiffres plutôt impressionnants - comme la plupart des chiffres dans le budget.
Mais il ne faut jamais oublier que les décisions que nous prenons auront des conséquences directes sur la qualité de vie des gens qui nous ont élus.
En ce qui me concerne, je n'ai jamais oublié combien de gens du Pontiac, qui vivent à quelques kilomètres d'ici, n'ont pas accès aux mêmes possibilités ou services que la plupart des Canadiens.
Tous les ministres dans cette Chambre s'emploient pareillement à mieux servir leurs compatriotes.
Et ce budget, Monsieur le Président, en témoigne. C'est un budget pour tous les Canadiens.
Merci.